MANIFESTO

"Laguna Beach" Huile, encre Offset, acrylique sur toile. 100 x 100 cm. OD © 2015


Mon "entrée" en peinture s'est faite en 2014, période limbée de doutes, transitoire, précédant les temps tumultueux d'aujourd'hui. Formé à l'image filmique, encore nimbé d'un parcours professionnel dans les arts graphiques, la presse et l'édition, j'ai choisi l'image peinte. Bien sur, rien ne pouvait être fait sans la réalisation d'un premier bilan historique, sociétal et philosophique. Une "infusion" d'un demi-siècle (!) me semblait être le minimum légal : voilà qui est fait ! 

Minoritaire

L'époque est à la fin des simulacres et des agencements post-modernistes. « Quand je fais un film, je me mets en état de fascination devant un objet, une chose, un visage, des regards, un paysage, comme s’il s’agissait d’un engin où le sacré fut en imminence d’explosion. » crachait Pier Paolo Pasolini, au visage d'un pouvoir à trois têtes : facisme / peuple / télévision...

Les meilleurs de nos contemporains vivent sur les restes de presque révolution, post-anarchistes, désenragés recyclant ad vitam des formes codées : citation, pastiche, parodie... au point d'avouer, jusque dans la musique populaire et les arts "vivants" que le cycle bouclé du soi a supprimé la sensation cosmique. 

Avec Pier Paolo, modestement, préférons le symbole à la censure, la fragilité à l'ironie et l'auto-destruction au déterminisme. Peindre, témoigner. Sans doute.


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